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Lexique de la Bourse pour les débutant.e.s

La Bourse… On en entend régulièrement parler, sans toujours savoir ce que cette notion recouvre réellement. Il faut dire que les termes utilisés sont souvent complexes, voire même opaques pour les non-initiés ! Pourtant, il est nécessaire de connaître quelques termes typiques des marchés financiers, que ce soit pour mieux en comprendre le mécanisme ou pour commencer à investir. Voici donc, par ordre alphabétique, un petit tour d’horizon du vocabulaire de la Bourse.


Actif financier

Il s’agit d’une ressource économique (titre ou contrat) qui est transmissible et négociable sur un marché financier. Elle est susceptible d’offrir un gain à son détenteur. Par exemple, les actions, les obligations, les matières premières ou encore les devises sont des actifs financiers.

Action  

En Bourse, une action représente une fraction du capital d’une société cotée. De manière très simple, il s’agit d’une part de la propriété d’une entreprise. La détention d’actions ouvre des droits, notamment celui de percevoir des dividendes (revenu versé par l’entreprise au prorata du capital souscrit) et de voter lors des assemblées générales d’actionnaires.  

Bourse 

La Bourse est un marché financier sur lequel s’effectue des transactions, c’est-à-dire que l’on peut y acheter ou y vendre des titres. Dans le monde entier, il existe 60 places boursières. Parmi les plus connues : la Bourse de New York (New York Stock Exchange ou NYSE), le NASDAQ (aux États-Unis), ou encore la Bourse de Londres (London Stock Exchange ou LSE). 

CAC 40 

Le CAC 40 est un indice représentant la moyenne pondérée du cours de 40 valeurs sélectionnées parmi les 100 plus importantes capitalisations boursières françaises. Il a été lancé le 1er janvier 1988. Le terme “CAC” signifie “cotation assistée en continu”, c’est-à-dire que sa valeur augmente ou diminue en permanence tous les jours.

Capitalisation boursière 

Il s’agit de la valeur marchande d’une société cotée. Elle est obtenue en multipliant le nombre des actions par leur valeur boursière. 

Cotée (société)

Une société est dite “cotée” lorsqu’elle décide de proposer au public des titres financiers. Tout ou partie de son capital social est ainsi divisé en actions et proposé à des investisseurs via le marché financier (= la Bourse). En France, il s’agit d’Euronext. Seules les sociétés anonymes (SA) et les sociétés en commandite par actions (SCA) peuvent être cotées. 

Dividende

Il s’agit tout simplement du revenu d’une action. En général, il est prélevé sur les bénéfices annuels de l’entreprise et versé une fois par an. Son montant ainsi que la date de son versement sont votés lors de l’assemblée générale ordinaire.

Indice boursier

Il représente le degré de performance d’un marché boursier. On le calcule d’après les variations d’un échantillon de valeurs représentatives (par exemple : les 40 valeurs qui composent le CAC 40). 

Obligation 

Une obligation est un titre de créance qui est émis par un État, une collectivité, ou encore une entreprise publique ou privée. L’obligation représente la fraction d’un emprunt. Elle accorde à son détenteur le versement d’un intérêt fixe pendant toute la durée de l’emprunt. De manière très simple, en achetant une obligation, vous prêtez de l’argent à une entité en échange d’une rémunération fixée dès le départ.

Plus-value 

En Bourse, une plus-value est la différence entre le prix d’acquisition et le prix de cession d’un actif financier (par exemple : une action). Il est multiplié par le nombre d’unités du titre détenu. Par exemple, si vous achetez 100 actions à 15 euros et que vous les revendez 1 an après à 18 euros, vous réalisez une plus-value de 300 euros (100×18)-(100×15). 

Price Earning Ratio

Aussi appelé PER, le Price Earning Ratio représente le cours d’une action divisée par son bénéfice. Il permet d’évaluer la valeur d’une action. Par exemple, si une action vaut initialement 15 euros et qu’elle gagne 2 euros chaque année, son PER est de 7,50 euros (15/2). 

Produits dérivés

Les produits dérivés sont des instruments financiers dont la valeur varie en fonction de l’évolution d’un actif sous-jacent. Ils sont négociés sur les marchés financiers ou de gré à gré, c’est-à-dire directement entre les parties. Parmi les produits dérivés les plus connus, on trouve les options, les swaps, les turbos et les warrants. 

Sous-jacent

C’est un actif financier sur lequel se base un produit dérivé. Lorsqu’un sous-jacent varie, le produit dérivé qui en découle évolue également. Par exemple, un swap (contrat établi entre deux parties afin d’échanger un flux financier contre un autre flux) est un produit dérivé basé sur le cours d’une action X (qui est le sous-jacent).

Volatilité

La volatilité représente l’amplitude de variation du cours d’un actif durant une période donnée, qu’il soit à la hausse comme à la baisse. Cette notion permet d’évaluer le degré de risque d’un actif. Ainsi, plus le niveau de volatilité est élevé, plus le risque associé à cet actif est important. Par exemple, le marché des crypto-monnaies est très volatil, car il connaît des variations importantes et rapides. 

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5 mythes sur l’investissement… et leur réalité

L’investissement financier est entouré de nombreux mythes et autres idées reçues. Trop compliqué, réservé aux personnes qui ont déjà de l’argent, difficile à mettre en place sans connaissances pointues… La liste est longue !  

Non seulement ces préjugés sont faux, mais en plus ils dissuadent toute une partie des français.es (et surtout les jeunes !) de se lancer. Pourtant, l’investissement est à la portée de tout le monde. La preuve… par 5.  


Mythe n°1 : pour investir, il faut s’y connaître en Bourse

La Bourse (en tant que marché financier sur lequel s’​effectuent des transactions) est un système opaque pour la majorité des particuliers. Il faut dire que le vocabulaire utilisé n’aide pas : actions, obligations, indices boursiers, CAC 40… On a vite fait de s’y perdre. Pourtant, au-delà de l’apparente technicité des marchés financiers, l’investissement est à la portée de tout le monde.   

On vous conseille de lire cet article sur le jargon de l’investissement pour prendre vos marques. Vous verrez que ce sont souvent les mêmes termes qui reviennent ! Une fois que vous êtes à l’aise avec ce vocabulaire particulier, vous pourrez commencer à explorer. La réalité, c’est qu’acheter des actions ou des ETF est facile et accessible (même sans avoir un gros budget !). Si vous ne savez pas par où commencer, Moka vous guide en vous proposant trois portefeuilles différents, composés d’un mélange d’actions et d’obligations. 

Mythe n°2 : investir, c’est un truc de “garçons” 

Il s’agit là d’un cliché tenace. Il faut dire que les représentations culturelles n’aident pas : la figure de banquier ou de l’investisseur est bien souvent masculine, alors même que les femmes sont tout autant intéressées que les hommes par l’idée d’investir. Il n’existe pas de prédisposition à l’investissement. C’est avant tout une question de culture et d’éducation, d’où l’intérêt de bien s’informer. Ce que l’on sait, c’est que les placements des femmes enregistrent en moyenne une rentabilité supérieure de 1 % à celle des hommes. La raison est simple : du fait de leur éducation, elles sont souvent plus sensibles au risque, et moins promptes à prendre des décisions hâtives. Or, ce type de comportement est récompensé quand il s’agit d’investir, puisque l’investissement comporte des risques de perte de capital.

Mythe n°3 : l’investissement, c’est pour les personnes aisées 

Encore un mythe qui a la vie dure ! 65% des jeunes considèrent que les offres d’investissement ne leur sont pas adaptées, et 29% d’entre eux estiment qu’ils n’ont pas assez d’argent pour investir. Or, il n’y a pas de montant minimum pour commencer. L’investissement est accessible à partir de 1 euro ! Non seulement il est possible d’investir de manière “classique”, via un PEA ou une assurance-vie par exemple (sans minimum requis), mais en plus de nombreuses applications telles que Moka offrent désormais la possibilité d’investir à partir de son téléphone mobile, rapidement et efficacement.  

Par ailleurs, l’investissement est un cercle vertueux. En effet, contrairement à l’épargne, il permet d’obtenir un rendement et de faire fructifier son capital. Bien sûr, celui-ci n’est jamais garanti : les risques de pertes existent. Mais l’investissement reste le meilleur moyen pour engendrer des bénéfices. Et plus on commence tôt, plus on a de chances de voir son argent fructifier, quelle que soit la mise de départ. 

Mythe n°4 : Quand on investit son argent, les sommes sont bloquées

Tout dépend du support que vous choisissez. Mais la plupart du temps, les sommes investies peuvent être retirées à tout moment, y compris sur les assurances-vie. Chez Moka, les retraits peuvent être réalisés quand vous le souhaitez, rapidement et gratuitement. On conseille cependant d’investir son argent dans une optique moyen et long-terme pour pouvoir lui laisser le temps de fructifier. 

Par ailleurs, les études le prouvent : le fait de retirer les sommes investies en fonction de l’évolution des cours des marchés financiers donne de moins bons résultats que le fait de laisser ses placements fructifier. Autrement dit, mieux vaut laisser son argent travailler tout seul ! 

Mythe n°5 : investir, ça ne sert à rien quand on est jeune 

Beaucoup de personnes vous diront qu’elles investissent pour leur retraite, ou pour assurer leur avenir… Des considérations dont on se sent bien loin à 18, 25 ou même 30 ans. Pourtant, investir jeune est une excellente idée ! 

Plus on investit tôt, plus l’horizon de placement s’inscrit dans la durée. Or, les placements longs sont généralement rémunérateurs, car ils bénéficient d’une rentabilité croissante grâce aux intérêts composés (les intérêts qui s’ajoutent… à vos intérêts). En investissant des petites sommes régulièrement, vous faites lentement fructifier votre capital. Et si 15 euros par ci ou 30 euros par là ne semblent pas être des sommes importantes, les intérêts finissent par s’accumuler et par constituer de belles sommes. 

Alors, même si vous n’avez pas de projets particuliers en tête, n’hésitez pas à vous lancer dans l’investissement : dans quelques années, vous serez sans doute content.e d’avoir commencé tôt ! 

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Finance classique ou finance responsable : on vous explique !

On connaît la finance dite “classique”, qui fonctionne sur un modèle qui associe le risque à la rentabilité et s’intéresse avant tout aux profits engendrés. Mais, depuis quelques années, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer une finance plus saine, plus vertueuse… plus verte. C’est ce qu’on appelle la finance responsable, et celle-ci ne cesse de gagner du terrain. Il faut dire que les enjeux écologiques sont de taille ! On pense par exemple à la militante Lucie Pinson qui, forte de la conviction que la finance est un « levier majeur de transformation », s’attaque aux grands acteurs bancaires pour leur demander de cesser de financer les énergies fossiles. 

Alors que nous commençons à peine à sortir d’une crise sanitaire d’envergure, la question de la finance responsable (ou finance green) prend tout son sens. D’autant que plus de 7 français.e.s sur 10 pensent qu’il est important que les banques prennent en compte le développement durable et la transition énergétique dans leurs activités. 

Mais qu’est-ce que la finance responsable exactement, et en quoi est-elle différente de la finance classique ? Petit tour d’horizon en 3 grandes questions. 


La finance responsable, c’est quoi ?

Commençons par le commencement ! La finance responsable est un terme générique qui rassemble différentes stratégies basées sur une seule et même idée : il est possible d’allier impact positif sur la planète et rentabilité ou, a minima, la rentabilité ne doit pas être obtenue en produisant un impact négatif (qu’il soit éthique, juridique, écologique, etc). 

En cela, elle oblige les établissements bancaires et financiers à revoir entièrement leurs points de vue, leurs méthodes et leurs comportements. 

La finance responsable peut prendre de nombreuses formes.  

L’une des plus répandues est l’investissement socialement responsable (ou ISR), que nous connaissons bien chez Moka ! Il s’agit d’une démarche qui consiste à intégrer aux investissements des critères extra-financiers (sur l’environnement, la gouvernance, les questions sociales…), de façon à concilier rendement et impact social et environnemental. Concrètement, l’ISR consiste à investir dans des entreprises et des structures publiques qui cherchent à avoir un impact positif sur la planète, ou à exclure des portefeuilles des entreprises dont l’activité est jugée néfaste pour l’environnement. 

On peut aussi citer la finance solidaire, qui a pour but de d’apporter des capitaux aux entreprises de l’économie sociale et solidaire et de financer ainsi des activités à fort impact positif et utilité sociale. Dans ce type d’investissement, ce n’est pas la rentabilité qui prime, mais l’utilité sociale des projets financés : lutte contre le chômage, agriculture biologique, commerce équitable… 

Plusieurs labels, comme le label ISR et le label Greenfin créé par le Ministère de l’environnement, permettent d’identifier les placements responsables et de savoir où vont nos investissements. 

La finance responsable, comment ça fonctionne ?

La finance responsable a pris une ampleur particulière suite à la crise économique de 2008, engendrée par une financiarisation excessive de l’économie, des prises de risques démesurés et une préoccupation pour la rentabilité à court terme. Nous avons vu, à cette occasion, que ce modèle-là ne fonctionne pas. La finance responsable vise à redonner du sens à la finance, en prenant en compte les intérêts communs et en accordant de l’importance à d’autres paramètres que la rentabilité. 

De manière globale, la finance responsable s’appuie sur 4 grands piliers

  • Une meilleure traçabilité des flux de capitaux (on sait où va l’argent, et à quoi il est employé) ;
  • Une transparence accrue vis-à-vis des clients (ceux-ci savent ce que leur argent finance) ;
  • Une prise en compte des intérêts environnementaux, éthiques et de justice sociale ;
  • Une plus grande responsabilisation des acteurs de la finance, qui doivent prendre conscience du lien entre leurs choix et les conséquences qu’ils produisent. 

L’objectif reste bien sûr la rentabilité, mais pas à tout prix : l’importance est aussi d’agir pour le bien commun

Finance responsable et finance classique : quelles sont les différences fondamentales ?

La finance responsable représente un véritable changement de modèle par rapport à la finance dite classique. En effet, alors que la finance classique se base uniquement sur un référentiel risque-rentabilité, la finance responsable se base sur un référentiel plus large, qui prend aussi en compte la responsabilité sociale, gouvernementale et environnementale. 

De manière globale, alors que la finance classique recherche avant tout la performance économique, la finance responsable a pour finalité d’allier rentabilité et impact social et environnemental positif. 

L’objectif est simple : soutenir les acteurs d’une société durable, qui prête attention aux questions de justice sociale, d’éthique et d’écologie, et qui souhaite agir dans ce sens au travers de ses décisions d’investissement. Ainsi, la finance responsable prend tout son sens dans un environnement marqué par la conscience des enjeux écologiques. 

Alors que la finance classique n’hésitera pas à investir dans des secteurs d’activité polluants et/ou néfastes pour la planète, du moment qu’il y a une possibilité de rendement, la finance responsable exclut de ses activités toutes les entreprises controversées et opère, autant que possible, pour le bien commun. 

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Toutes les questions que vous vous posez sur l’ISR

L’investissement socialement responsable (que l’on connaît mieux sous son abréviation ISR) consiste à intégrer des critères extra-financiers comme le respect de l’environnement, le bien-être des salariés, la justice sociale, ou la gouvernance éthique dans les placements financiers. L’objectif ? Concilier performance économique et impact social et environnemental, en finançant les entreprises qui agissent de manière vertueuse, ou en excluant des portefeuilles celles dont les activités ont un effet néfaste sur l’environnement. 

A l’heure où de plus en plus d’individus prennent conscience des enjeux climatiques, et se demandent comment s’engager à leur échelle, l’ISR apparaît aujourd’hui comme une valeur refuge. Selon un récent rapport de l’Oxfam, les investissements et les financements réalisés par les six plus grandes banques françaises risquent de nous conduire à une hausse des températures de 4 degrés Celsius d’ici la fin du siècle… soit 2,5 degrés de plus que l’objectif fixé dans l’accord de Paris. Il y a donc urgence. 

Comment, alors, remettre du sens (et de l’éthique) dans son épargne ? Moka répond pour vous aux questions que vous vous posez sur l’ISR.

 L’ISR représente t-il vraiment l’avenir ?

Ces dernières années, les encours ISR n’ont pas cessé de grandir ! Le volume d’encours des fonds socialement responsables a quasiment doublé en 2019, passant de 149 milliards d’euros en décembre 2018 à 278 milliards d’euros en décembre 2019. De même, le nombre de fonds ISR a connu une croissance de 44% en 2019. Cette dynamique devrait être confirmée dans les années à venir, d’autant que la crise sanitaire a révélé chez les individus un vrai besoin de sens, d’éthique et de justice sociale.

L’ISR est-il performant ?

On pourrait penser que l’ISR sert juste à se “donner bonne conscience”. C’est une idée reçue ! 

Une méta-analyse menée en 2015 par l’université d’Oxford et Arabesque Partners conclut ainsi que « 80 % des études examinées montrent que les pratiques de durabilité prudentes ont une influence positive sur la rentabilité des investissements ». Pourquoi ? Parce que prendre en compte des critères extra-financiers comme la justice de genre ou le respect de l’environnement offre une analyse enrichie. 

D’ailleurs, en période de crise, les fonds ISR montrent une meilleure résistance que les fonds classiques. C’est ce qu’on a pu observer lors de la crise du Covid-19.  

Pourquoi l’ISR a t-il autant de succès ?

Parce que les français.es veulent remettre du sens dans leurs investissements. De plus en plus conscient.e.s du caractère polluant des activités bancaires (on estime que chaque français.e émet 15 tonnes de CO2 par an avec son épargne…), elles et ils éprouvent le besoin d’agir, de se tourner vers une finance plus vertueuse qui protège la planète au lieu de la détruire.  

L’exclusion sectorielle, c’est quoi ?

L’approche d’exclusion sectorielle consiste à exclure des fonds d’investissement des entreprises dont les pratiques sont controversées et dont les activités nuisent à l’environnement. Elle fait partie intégrante des stratégies d’investissement responsable.

On distingue généralement deux types d’exclusion :

  • L’exclusion sectorielle, qui consiste à exclure certains secteurs d’activité comme l’industrie de l’armement, de l’alcool, du tabac, de la pornographie… 
  • L’exclusion normative, qui écarte des entreprises qui ne répondent pas aux critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). Celles-ci peuvent avoir une activité néfaste pour l’environnement, ou ne pas respecter les droits humains.

Il existe néanmoins plusieurs types de fonds ISR, et tous ne procèdent pas par exclusion. Il est ainsi possible de trouver des fonds ISR avec des sociétés du secteur pétrolier, du moment que celles-ci sont considérées comme meilleures que leurs concurrents sur la base des critères ESG. Cette stratégie, appelée “Best-in-Class”, est d’ailleurs l’une des plus populaires.

L’ISR est-il vraiment plus résistant que l’investissement “standard” ?

Eh bien oui ! Pendant les premiers mois de la crise du Covid-19, les fonds durables ont mieux résisté que les autres. Selon le site Morningstar, en mars 2020, 62 % des fonds ESG ont enregistré de meilleures performances que l’indice boursier MSCI world, qui réunit les plus grandes sociétés mondiales.

Et ce n’est pas juste une tendance passagère. Pour les professionnels de la finance, la crise du Covid va transformer à long terme la manière dont l’investissement est abordé, avec une plus grande importance accordée aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance.

Comment Moka peut m’aider à me lancer dans l’investissement socialement responsable ? 

C’est très simple et rapide. En quelques minutes, Moka investit votre argent dans des fonds socialement responsables, labellisés ISR (plus d’informations ici !) 

De quoi s’agit-il ? Le Label ISR, décerné par le Ministère français de l’Economie et des Finances, permet aux investisseurs de distinguer les fonds d’investissement socialement responsables qui incluent des critères éthiques et environnementaux, des fonds d’investissement dits “classiques”. Il est un gage de qualité. 

Deux options sont possibles pour investir avec Moka

  • L’arrondi à l’euro supérieur (appliqué à toutes vos dépenses) ;
  • Les versements volontaires, ponctuels ou récurrents. 

Notre équipe d’experts a sélectionné pour vous 3 fonds labellisés ISR dans la gamme Actions d’Amundi et 2 fonds obligataires gérés par PGIM, deux grandes sociétés de gestion. Leur combinaison permet de constituer trois modèles de portefeuille : Prudent, Équilibré et Audacieux. A vous de choisir selon votre profil, vos besoins et votre appétence au risque. 

Il n’y a pas de minimum requis, ce qui permet d’investir à son rythme et sans pression. 

Bien entendu, l’investissement en actions et obligations n’est jamais sans danger. Il faut ainsi garder à l’esprit qu’en investissant, vous vous exposez à la possibilité d’un rendement, mais aussi à celle de perdre une partie de votre capital.  

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Comment investir avec peu de moyens ?

Investir avec un budget limité : mission impossible ? Peut-être que votre salaire actuel ne vous permet pas de mettre beaucoup d’argent de côté, ou que la crise du Covid vous a fait perdre votre emploi. Vous vous dites alors que l’investissement n’est pas fait pour vous.

Pourtant, investir n’est pas réservé aux plus aisés : loin de là ! En réalité, il s’agit d’une idée reçue qu’il est important de combattre. Quels que soient vos moyens et vos objectifs financiers, investir son argent reste l’une des meilleures façons d’obtenir un rendement sur le long-terme. Inutile, donc, d’attendre de commencer à gagner beaucoup d’argent. En matière d’investissement, l’important est plutôt de ne pas attendre !  

Découvrez dans cet article quelques astuces pour investir avec des moyens limités.  

Astuce n°1 : allouer un budget dédié à vos investissements

On fait souvent l’erreur de se dire : OK, je placerai l’argent qu’il me reste à la fin du mois… s’il m’en reste. Mais ce n’est pas la bonne manière de procéder, car on ne sait jamais quelle enveloppe on pourra consacrer à nos investissements. Et l’on finit généralement par ne rien placer du tout ! Dès lors, il est important de changer de stratégie. Faites le point sur vos finances, et déterminez un budget adapté pour commencer à investir. Ce budget peut être hebdomadaire, mensuel, semestriel… L’important, c’est qu’il corresponde à vos revenus. 

Si vous travaillez, vous pouvez mettre en place des virements récurrents. Dès que vous recevez votre salaire, versez une somme préalablement déterminée (exemple : 50 euros) sur un support de placement ou sur votre application Moka. Considérez cette somme comme une dépense essentielle, au même titre que le paiement d’une facture, par exemple. 

Si vous ne travaillez pas, mais que vous percevez tout de même des revenus (allocations chômage, etc.), faites la même chose, en adaptant bien évidemment votre enveloppe. Le but est que vous puissiez investir sans rogner sur vos dépenses essentielles ! On vous le rappelle : il est possible de commencer à investir avec 10 ou 20 euros. 

Et pour cela, il est important de…  

Astuce n°2 : faire la chasse aux dépenses superflues

Un ou plusieurs abonnements qu’on n’utilise pas mais qui nous coûtent de l’argent tous les mois, des achats dont on pourrait se passer (repas ou cafés à emporter tous les jours, dernier téléphone à la mode qui ressemble en tous points au précédent…), un budget shopping non délimité… En faisant attention, il est facile de traquer les dépenses superflues qui, sur le long-terme, finissent par peser sur notre budget. Cela exige bien sûr de regarder ses comptes droit dans les yeux, et de calculer ce dont on a besoin vs. ce qu’on dépense tous les mois. Un exercice pas toujours agréable, mais salutaire ! 

On peut aussi s’efforcer de réduire tous nos postes de dépense (vêtements, alimentation, loisirs, etc.), même de quelques euros, et investir la somme ainsi récoltée. Cela n’a l’air de rien au début, mais sur le long-terme, tous ces euros finissent par faire la différence. 

Astuce n°3 : miser sur les fonds Index

Acquérir des actions peut être coûteux. C’est pour cela que les fonds Index, en rendant l’investissement accessible, sont intéressants pour commencer. Il s’agit de fonds cotés en bourse, qui répliquent la performance des indices boursiers MSCI (indice international qui représente les grandes et moyennes capitalisations dans 23 pays des marchés développés). Grâce aux fonds Index que nous vous proposons, vous pouvez vous constituer un portefeuille diversifié, sans avoir besoin de dépenser de grosses sommes.  Bonus : en investissant dans des fonds Index, vous profitez sans effort de la performance de l’ensemble des entreprises concernées. 

Astuce n°4 : Avoir confiance en sa capacité à investir

Enfin, l’une des clés pour investir avec un petit budget consiste à se faire confiance. Il est en effet facile de baisser les bras avant même d’avoir essayé, en se disant que nos moyens ne sont pas assez importants et que l’investissement n’est pas pour nous. Pourtant, les images stéréotypées de l’investisseur en costume-cravate qui étudie chaque jour les marchés ne doivent pas vous freiner dans vos ambitions ! Il n’y a pas de montant minimum pour investir : en tout état de cause, il est possible d’investir 1, 2, ou 3 euros. 

Ce qui importe, c’est avant tout votre horizon de placement. Plus celui-ci s’inscrit dans le temps long, plus votre argent a des chances de fructifier. C’est notamment possible grâce aux intérêts composés, qui correspondent aux intérêts produits par un placement qui se cumulent au fil des ans. Pour prendre un exemple, imaginons que vous investissiez 100 euros, avec un rendement de 5 % annuel. A la fin de la première année, vous aurez gagné 5 euros d’intérêts. A la fin de la deuxième année, ce sont 10,25 euros qui iront dans votre poche. Au total, sur 10 ans, les intérêts composés vous auront permis de gagner la somme de 162,89 euros (à ajouter au capital de départ) !

C’est là tout l’intérêt de l’investissement : votre argent travaille… pour vous ! 

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Quelle est la différence entre épargner et investir ?

Il arrive qu’on utilise indifféremment les termes “épargner” et “investir”. Pourtant, il s’agit de deux notions différentes ! Et le choix de l’une ou l’autre stratégie peut avoir des conséquences significatives sur votre situation financière à long terme. 

Alors, reprenons les bases : Moka vous explique tout. 

Épargner, c’est quoi ?  

Épargner, c’est tout simplement mettre de côté une partie de ses revenus. Au lieu de dépenser tout ce que vous gagnez, vous mettez une certaine somme de côté pour l’utiliser plus tard. 

Il y a différentes manières d’épargner, mais la plus courante est de placer son argent dans une banque, sur un compte épargne (par exemple, un Livret A). 

On a tendance à considérer l’épargne comme une stratégie idéale, car dépourvue de risques — il est vrai qu’on est sûr.e de récupérer son capital à la fin ! Et pourtant… En 2021, le taux du Livret A est de 0,5 %. C’est moins que l’inflation annuelle, qui tourne autour de 1,1 % en moyenne.  Concrètement, cela veut dire que les intérêts perçus sur votre épargne ne compensent pas l’augmentation des prix (la fameuse inflation). 

Ce n’est pas vraiment un problème si votre épargne a pour but de financer un projet à court terme, comme un voyage à l’étranger ou l’achat d’une nouvelle voiture. C’est beaucoup plus ennuyeux lorsque vous épargnez avec un horizon long terme, par exemple pour financer l’achat d’un appartement. Dans ce cas là, vous finissez par… perdre du pouvoir d’achat. 

Investir, c’est quoi ? 

Pour schématiser, investir, c’est acquérir des actifs (actions, obligations, biens immobiliers…) dans le but de générer une somme d’argent supérieure à cet investissement. Il y a ici une volonté d’obtenir un rendement. 

Si l’argent déposé sur un compte épargne rapporte très peu, l’investissement permet de faire fructifier son argent bien plus rapidement. Bien sûr, les taux de rendement varient selon les supports de placement. Et le capital investi n’est pas garanti, c’est à dire qu’il existe des risques de pertes potentielles. En gros, lorsque vous investissez votre argent, vous n’êtes jamais sûr.e de récupérer votre mise de départ. 

Quelle est la différence fondamentale entre les deux ?

D’un point de vue strictement économique, l’épargne est la partie non consommée du revenu. Elle consiste à consommer moins dans le présent pour consommer plus à l’avenir. L’argent épargné doit être liquide, c’est à dire disponible immédiatement. Les perspectives étant plutôt court à moyen terme, l’épargne doit être placée sur des supports peu risqués pour limiter les risques de pertes. 

Investir, en revanche, consiste à placer son argent dans l’espoir qu’il génère un rendement. L’objectif n’est pas de mettre de l’argent de côté, mais de tirer un bénéfice. Généralement, cela est fait dans une perspective long terme. 

Pour résumer, l’épargne de précaution peut être considérée comme un coussin de sécurité. Elle doit servir à faire face aux imprévus et aux aléas de la vie : une voiture qui lâche, des impôts à payer, une dépense de santé… Mais aussi à se faire plaisir (c’est important !). On dit généralement qu’il faut avoir l’équivalent de 3 à 6 mois de salaire de côté, mais ce montant doit être apprécié en fonction de sa situation personnelle. Une personne célibataire et sans enfant n’aura pas besoin de la même épargne qu’une personne avec une famille, par exemple. L’investissement, c’est un peu la cerise sur le coussin de sécurité. C’est de l’argent que l’on place à moyen et long terme dans le but d’en retirer un profit. Mais ce profit n’est jamais garanti : il faut donc accepter les risques de pertes. 

Le choix entre l’épargne et l’investissement est une question de besoins et de préférence personnelle. Il convient de prendre en compte plusieurs éléments : vos projets, vos objectifs, votre niveau d’acceptation du risque, votre âge, votre situation professionnelle et personnelle… Vous seul.e avez la possibilité de déterminer ce qui est le plus adapté pour vous. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’est jamais trop tôt (ni trop tard !) pour commencer à investir. 

Donnez-moi un exemple ! 

Pour vous aider à bien comprendre la différence entre épargne et investissement, voici un exemple concret. 

Prenons le cas de Pierre et de Chloé : ils exercent chacun le même métier et touchent un salaire de 40 000 euros brut par an. Chaque année, Pierre et Chloé épargnent tous les deux 20 % de leur salaire, soit 8 000 euros. 

Mais chacun poursuit une stratégie différente. Alors que Pierre place toutes ses économies sur un compte épargne sécurisé, Chloé investit ses économies sur plusieurs supports. Le compte épargne de Pierre lui rapporte 1 % par an, tandis que le portefeuille de Chloé lui rapporte 5 %. 

Que se passe-t-il au bout de 40 ans de vie active ? Eh bien, c’est très simple : alors que Chloé aura (potentiellement) accumulé 694 718,10 euros d’intérêts composés, Pierre n’en aura accumulé que 75 001,90, même s’il gagne le même salaire et met exactement le même montant de côté ! 

Ça fait réfléchir, non ?

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Covid : est-ce le moment d’investir ?

La crise du Covid-19 a profondément bouleversé l’économie. De nombreuses personnes ont perdu leur emploi, tandis que d’autres ont vu fondre leur épargne.

A l’heure où l’on ne cesse de nous rappeler qu’une crise de grande ampleur nous attend, et qu’il va falloir “rembourser la dette”, il peut être tentant de rester sur ses gardes et de repousser toute notion de risque. Et donc d’épargner plutôt que d’investir, à l’image de la population française qui en 2020 a épargné 90 milliards d’euros de plus qu’en 2019, soit 4 % du PIB. Le Livret A a même collecté en 2020 deux fois plus d’épargne que l’année précédente, soit un montant net de 26,4 milliards d’euros ! 

Mais est-ce vraiment la bonne méthode ? En ces temps difficiles, faut-il limiter toute prise de risque et continuer à mettre de l’argent de côté sur un livret ou pire, sous son matelas ? Eh non ! Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les crises sont en réalité de bons moments pour investir (quand on en a la possibilité, bien sûr). 

On vous explique pourquoi dans cet article. 

Toutes les situations doivent s’apprécier sur la durée

En temps de crise, la réaction naturelle est la panique. On se replie sur soi, on évite de prendre des risques, et on joue au maximum la carte de la sécurité. C’est normal… mais sachez que la peur n’est jamais bonne conseillère. Lorsque les marchés financiers baissent, cela ne signifie pas qu’une hausse n’aura pas lieu dans les prochaines semaines ou les prochains mois. D’autant qu’après une crise, on observe très souvent un rebond sur les marchés (voir le point suivant). 

Saviez-vous, en outre, que les périodes de hausse sont en moyenne toujours plus longues et plus importantes que les périodes de baisse ? Cela signifie qu’il ne faut pas regarder la situation à l’instant T, mais bien l’apprécier sur la durée. En matière d’investissement, c’est le long-terme qui compte : il est donc inutile de paniquer lorsque les cours baissent, ou même lorsque les médias se répandent en prédictions catastrophistes. Vos peurs et vos émotions ne doivent pas prendre le dessus : on vous conseille à ce titre de lire notre article sur la finance comportementale, qui vous explique pourquoi les investisseurs sont en réalité leurs pires
ennemis ! 

Les crises sont (presque) toujours suivies de rebonds

Les cours de la bourse sont toujours liés aux grands évènements mondiaux et à la situation économique dans son ensemble. Ce n’est donc pas étonnant si la crise du Covid a fortement impacté les cours, à la hausse comme à la baisse (selon les secteurs d’activité). Néanmoins, il est important de garder en tête que les cours de la bourse ne sont que la photographie d’un instant : ils ne disent rien de ce qu’il va se passer dans le futur. Or, on observe que les crises (comme le krach boursier de 1929) sont quasiment toujours suivies de rebonds. Les marchés sont en effet cycliques : après avoir baissé, ils ne peuvent que remonter. 

Un exemple ? Depuis la crise économique de 2008, la Bourse américaine a rebondi de plus de 320%.

C’est le moment de penser à son avenir

La crise du Covid nous l’a prouvé : tout peut arriver. De fait, sécuriser son avenir en mettant de l’argent de côté a toute son importance. Et plutôt que d’épargner (un geste qui vous fait perdre du pouvoir d’achat sur le long terme, à cause de l’inflation), il s’avère plus judicieux d’investir. 

Pourquoi ? Tout simplement parce que, contrairement à l’épargne, l’investissement offre des possibilités de rendement. En contrepartie, il existe bien entendu des risques de pertes : mais sur le long terme, l’investissement est très souvent rentable. Investir son argent permet donc d’obtenir un rendement (= un gain) potentiel, tandis que l’épargne fait perdre du pouvoir d’achat. 

Certains secteurs connaissent une belle embellie

On le sait : de nombreux secteurs d’activité ont été fortement impactés par la crise, comme la restauration ou la culture. Et si ce n’est sans doute pas le moment d’ouvrir un restaurant, cela ne signifie pas que tous les secteurs d’activité font grise mine. Le numérique, la santé et le développement durable font ainsi partie des secteurs qui non seulement ont été épargnés par la crise, mais qui ont même été boostés. Les fonds ISR (investissement socialement responsable) résistent et progressent même mieux que les fonds classiques ! 

La leçon qu’il faut retenir ? Tout n’est jamais tout blanc ni tout noir. Si certains pans de l’économie souffrent, d’autres tirent au contraire leur épingle du jeu. 

Par ailleurs, les crises peuvent être le moment idéal pour investir, car la valeur des actions baisse. Or, le plus important dans tout investissement est le prix d’acquisition. C’est donc l’occasion d’acheter à un bon prix, avec un horizon long terme pour profiter des remontées de la Bourse tout en limitant les risques. Les investissements que vous aurez fait pendant une période de crise vous seront favorables…. au moment de la reprise. 

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La finance comportementale, qu’est-ce que c’est ?

C’est un sujet dont on parle de plus en plus.

La finance comportementale, malgré ce que son nom pourrait laisser croire, n’a rien d’un concept nébuleux : c’est tout simplement l’étude des comportements individuels sur la dynamique des marchés financiers, soit l’application de la psychologie humaine à la finance.

Cette théorie est née il y a une trentaine d’années, avant d’être reconnue officiellement en 2002 avec la remise du prix Nobel d’économie à ses 2 fondateurs, Daniel Kahneman et Vernon Smith. Elle s’oppose aux théories classiques selon lesquelles les investisseurs agissent en tout temps de manière rationnelle et efficiente. Mais en quoi peut-elle nous éclairer sur nos comportements d’investisseur ? Et sur l’investissement financier en général ? 

On vous propose 4 questions réponses pour vous aider à mieux comprendre ce sujet passionnant !

La finance comportementale, c’est quoi exactement ?

On a longtemps cru que les investisseurs (c’est à dire tous ceux qui, comme vous, placent leur argent sur des supports de placement !) étaient des êtres rationnels, qui analysent et comparent toutes les informations financières à leur disposition avant de prendre une décision. Et qui, à la fin, retiennent systématiquement la solution la plus avantageuse pour eux. 

Ce que vient nous dire la finance comportementale, c’est que cette croyance est erronée. En effet, la réalité est différente. Tout d’abord, les investisseurs disposent très rarement de l’ensemble des informations nécessaires à leur prise de décision. En d’autres termes, leurs ressources sont limitées. Ensuite, ils sont très largement influencés par leurs émotions, leur personnalité, leurs peurs, leurs croyances, et d’autres facteurs subjectifs qui peuvent les mener à des erreurs de jugement et des décisions irrationnelles. On appelle cela des “biais cognitifs”. 

L’objectif de la finance comportementale, c’est donc d’expliquer les événements qui prennent place sur les marchés financiers (par exemple : les fortes volatilités, c’est-à-dire l’amplitude des variations de la valeur des titres). En gros, elle nous dit que les investisseurs ne sont pas rationnels, et que les marchés ne sont pas efficients : ils ne se régulent pas tout seuls. 

On peut ainsi plus facilement expliquer certains phénomènes sur les marchés financiers, comme par exemple la spéculation sur certains titres. 

Quels sont les principes de base de la finance comportementale ?

On l’a vu, la finance comportementale met en évidence le fait que les investisseurs sont soumis à des biais cognitifs (on vous explique plus bas ce dont il s’agit) et des “vulnérabilités” comme la peur, l’excès de confiance ou le conformisme. Ces biais et vulnérabilités peuvent les amener à mal interpréter des informations et à prendre des décisions irrationnelles.

Le premier principe de base de la finance comportementale : l’être humain qui investit sur les marchés est faillible et non rationnel

Le second principe de base de la finance comportementale, c’est l’influence des biais cognitifs sur les variations des marchés financiers.

La tulipomanie en Hollande au 17e siècle en est un bon exemple. Lorsque les bulbes de tulipes furent introduits pour la première fois sur le marché, les prix grimpèrent jusqu’à des sommets extrêmes, avant de s’effondrer brusquement. Plus proche de nous, le début de la crise du Covid-19 en février 2020 a fait dégringoler les cours mondiaux de près de 40 % en moyenne. Quelques semaines plus tard, les marchés sont repartis à la hausse. 

Quels sont les principaux biais cognitifs qui influencent les comportements des investisseurs ?

Un biais cognitif est un mécanisme de pensée systématique qui “distord” la réalité et altère le jugement. On peut citer par exemple : 

  • Le biais de confirmation : se concentrer uniquement sur les informations qui confirment notre propre opinion ;
  • Le biais affectif : par exemple favoriser les actifs qui bénéficient d’une image positive, comme la mode ou le luxe ;
  • L’excès de confiance : l’impression d’être plus compétent que ce qu’on est réellement ;
  • Le biais d’ancrage : se fier uniquement à sa première impression, ce qui empêche de prendre en considération les nouvelles informations ;
  • Ou encore le conformisme : mimer des comportements collectifs (exemple : acheter un titre parce que “tout le monde” l’achète).

Mais la finance comportementale a aussi mis en exergue des facteurs d’influence externes, comme par exemple les grands évènements mondiaux. Après la victoire du président américain Joe Biden, les indices boursiers ont ainsi été en augmentation partout dans le monde. 

Concrètement, que nous apprend la finance comportementale ?

De manière générale, la finance comportementale nous incite à prendre conscience de nos préjugés, de nos émotions et de nos comportements. En effet, ils peuvent avoir un effet négatif sur nos prises de décision en tant qu’investisseur. Quand on investit, les risques les plus importants viennent peut-être de nos biais cognitifs !

Enfin, la finance comportementale nous apprend une chose fondamentale, à savoir que le risque ne vient pas tant du marché lui-même que des comportements irrationnels. En tant qu’investisseur, il est important d’en avoir conscience pour pouvoir tourner cette faille en notre faveur. 

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Les 5 principes de l’investissement

Vous avez toujours pensé qu’investir, ce n’était pas pour vous ? Trop opaque, trop compliqué, mais aussi trop risqué ? Détrompez-vous ! L’investissement est à la portée de toutes et tous, à condition bien sûr de respecter quelques principes de base. Suivez notre guide. 

Principe n°1 : ne vous auto-censurez pas 

Contrairement à ce qu’on pense souvent, l’investissement n’est pas réservé aux plus aisés. 

Inutile d’économiser des milliers d’euros avant de se lancer ! Il est tout à fait possible d’investir avec 20, 30 ou 50 euros. L’objectif, quand on investit, est de tirer un rendement (sachant que rendement et risque sont indissociables). Ainsi, plus le risque est important, plus la possibilité de rendement et de perte est élevée. Mais ce principe fonctionne avec n’importe quel montant. 

Alors, n’ayez plus peur du mot “investissement” et voyez le comme ce qu’il est vraiment : une somme d’argent que l’on place, dans l’espoir de générer un rendement. Tout le monde peut le faire, à condition d’accepter les risques qui lui sont inhérents.

Principe n°2 : définissez vos objectifs 

Investir, quand on en a la possibilité, c’est bien. Savoir pourquoi on le fait, c’est mieux ! Que vous souhaitiez vous constituer un matelas de protection ou investir en vue d’un futur achat immobilier, il est important de définir vos objectifs en amont. Le but ? Se motiver, mais pas seulement. Savoir pourquoi on investit permet en effet d’adapter ses placements à ses objectifs, et d’atteindre plus facilement son but. En effet, la manière d’investir n’est pas la même selon que l’objectif poursuivi est court terme, moyen terme ou long terme. 

Par exemple, vous pouvez vous fixer comme objectif d’investir chaque mois 100 € pour réaliser un projet personnel. A la fin de l’année, vous aurez investi 1200 €. Au bout de 5 ans, ce montant s’élèvera à 6000 €, plus les intérêts qui eux aussi, se cumulent… Le secret : l’investissement permet avant tout de financer des projets à moyen et long terme, puisque le temps qui passe permet de diluer le risque et de lisser les pertes. 

Principe n°3 : connaissez vous vous-même

Eh oui, la célèbre maxime de Socrate peut aussi s’appliquer au monde de la finance ! Car un bon investisseur est avant tout… un investisseur qui se connaît bien. Avant d’investir, il est en effet important de faire le point sur son profil : préférez-vous jouer la sécurité ou prendre quelques risques ? Comment souhaitez-vous investir, et à quelle fréquence ? Quels sont vos objectifs, et comment se structurent-ils dans le temps ? On ne le répétera jamais assez : le meilleur investissement est avant tout celui qui vous correspond.

Avec Moka, vous avez la possibilité de choisir parmi 3 modèles d’investissement : prudent, équilibré et audacieux. Il y en a donc pour toutes les situations et toutes les personnalités. 

Enfin, n’hésitez pas à faire quelques recherches, afin de vous familiariser avec le lexique de l’investissement (on vous le jure : ce n’est pas si compliqué !) : actions, obligations… Une fois que vous aurez compris comment ça fonctionne, vous n’aurez plus peur de vous lancer.

Principe n°4 : privilégiez l’investissement socialement responsable

L’investissement socialement responsable (ISR) consiste à intégrer des critères environnementaux et sociaux à la gestion financière. Autrement dit, il permet d’investir dans la transition écologique, et d’exclure de son portefeuille toutes les entreprises qui ont un impact négatif sur l’environnement et la société de manière globale. Placer son argent tout en contribuant au bien-être de la société et de la planète, c’est un beau projet, non ? 

D’autant que, contrairement aux idées reçues, l’ISR est un véritable levier de performance. Les études réalisées sur le sujet montrent que l’investissement socialement responsable présente des possibilités de rendement similaires à celles de l’investissement traditionnel. Et les entreprises qui adoptent une approche durable sortent généralement plus fortes des crises. C’est d’ailleurs ce qu’on observe en ce moment : les entreprises les plus vertueuses en matière environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) résistent mieux au choc économique dû à la crise du Covid-19. 

Principe n°5 : n’ayez pas peur de la volatilité du marché

En finance, on appelle volatilité la mesure des variations du cours d’un actif financier. Ces variations dépendent des fluctuations du marché boursier, lui-même soumis aux grands événements du monde (comme par exemple… une crise sanitaire, ou une élection présidentielle importante). Investir suppose d’être confronté.e à la volatilité des marchés, et d’accepter une part de risque. Mais cela ne doit pas vous faire peur. Les bons investisseurs ne cherchent pas à échapper aux périodes de troubles : au contraire, ils les accueillent de manière rationnelle, et essaient de voir en elles de nouvelles opportunités. 

Avez-vous déjà entendu parler de la finance comportementale ? Il s’agit d’un champ d’études récent qui cherche à déterminer dans quelle mesure la psychologie des investisseurs influe sur la finance de marché. La finance comportementale se penche sur la psychologie et les émotions des investisseurs, pour mieux analyser leurs décisions d’investissement. Elle permet ainsi d’expliquer pourquoi les marchés boursiers n’évoluent pas toujours comme on pourrait s’y attendre. Et nous met en garde contre certains comportements qui ont une influence négative sur nos décisions d’investissement : essayer d’anticiper les évolutions du marché, se laisser avoir par la dernière lubie, paniquer dès que les cours baissent… 

La finance comportementale nous exhorte à garder la tête froide en toutes circonstances, à ne pas avoir peur des périodes troubles (qui ont toujours une fin), et à analyser nos décisions d’investissement avec calme et rationalité. A être, tout simplement, dans la réflexion plutôt que dans l’action. 

Maintenant que vous savez tout ça, êtes-vous prêt.e à réaliser votre premier investissement ?

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Pourquoi est-ce important d’investir ?

En France, le taux d’épargne ne cesse de progresser. De 15 % en 2019, il est passé à 20 % pour l’année 2020, soit un chiffre record ! Les Français.e.s sont plus que jamais convaincu.e.s de l’importance de mettre de l’argent de côté. Oui, mais… Comme vous l’aurez sûrement noté, épargner n’est pas investir ! Économiser de l’argent, c’est une bonne chose ; mais investir, c’est encore plus important. 

On vous explique pourquoi en 4 points.

1. Pour ne pas se contenter d’épargner… et de perdre de l’argent

Difficile à croire, et pourtant : à long terme, épargner fait perdre de l’argent. Eh oui ! Conserver son épargne dans une boîte à chaussures, sur un compte courant ou sur un livret réglementé comme le Livret A, n’est pas rentable. Pourquoi ? C’est très simple. En 2019, l’inflation (c’est à dire la perte de pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale des prix) s’est élevée à 1,1%, tandis que le Livret A n’était rémunéré qu’à 0,5%. Cela revient donc à perdre du pouvoir d’achat, puisque les rendements perçus sont inférieurs à l’inflation. 

Peut-être que vous vous dites : ce n’est pas grave, je n’épargne que des petites sommes ? Erreur ! Prenons un exemple : si vous placez 1 000 euros sur un Livret A rémunéré à 0,5%, vous obtiendrez 1 005 euros au bout d’un an. Mais si, dans le même temps, les prix ont augmenté de 2%, vos 1 005 euros ne valent en fait que 985 euros… Imaginez, alors, les sommes que vous perdez sur le long-terme ! 

Le seul moyen d’éviter cette perte de pouvoir d’achat considérable, c’est donc d’investir son argent sur des supports adaptés qui proposent un meilleur rendement. 

2. Pour récolter les fruits de son travail

On vient de le voir, l’épargne ne permet pas de faire fructifier son argent. L’investissement, en revanche, offre des possibilités de rendement, c’est à dire de gain financier.

Bien évidemment, tout cela n’est pas magique, car les placements financiers ne sont pas garantis. Par exemple, une action peut perdre de sa valeur. L’investissement comporte à ce titre une part de risque de perte de capital : mais plus les risques sont élevés, plus grandes sont les possibilités de rendement. On conseille de varier les supports de placement pour diluer le risque, la diversité étant la clé : chez Moka, nous investissons l’argent de nos utilisateurs dans un panier de fonds diversifiés en actions et en obligations. Plus l’horizon de placement est long, moins la volatilité est importante, ce qui réduit d’autant plus les risques. Or, quoi de mieux que de faire fructifier l’argent qu’on s’est donné du mal à gagner ? 

3. Pour réaliser les projets qui nous tiennent à coeur 

On connaît la chanson : l’argent ne fait pas le bonheur. Et c’est vrai ! Mais lorsqu’il nous permet de réaliser nos projets (du plus petit au plus ambitieux) ou de toucher nos rêves du doigt, il devient un véritable vecteur d’épanouissement que l’on aurait tort de négliger. 

On a vu qu’investir son argent, plutôt que de simplement l’épargner, offrait des possibilités de rendement à moyen et long-terme. Or, nous avons toutes et tous des envies, des rêves, des ambitions qui nécessitent de mobiliser des ressources financières : acheter un appartement, changer de carrière, monter son entreprise, faire le tour des Etats-Unis, visiter le Japon, assister au concert de son groupe préféré… En investissant son argent dans l’espoir de le faire fructifier, on s’offre la possibilité de réaliser ses projets d’avenir, qu’ils restent gravés dans le marbre ou qu’ils finissent par évoluer.  

4. Pour être acteur/actrice de la vie économique

Investir, ce n’est pas seulement placer son argent pour le faire grandir. Vos placements ont un impact direct sur l’économie ! Par exemple, lorsque vous placez votre argent dans un fonds d’investissement, vous aidez à financer les différentes sociétés qui le composent. Vous devenez acteur ou actrice de la vie économique et remettez du sens dans vos finances (non, ces deux mots ne sont pas incompatibles !). Plus encore, vous retrouvez le pouvoir que vous aviez perdu en laissant votre argent dormir sur un compte-courant (ou pire… sous votre matelas !). 
Chez Moka, on vous propose d’investir dans un portefeuille diversifié de fonds socialement responsables, de quoi faire du bien à votre porte-monnaie ET à la planète.

Alors, quand est-ce que vous sautez le pas ? 

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Lexique du jargon lié à l’investissement

Si Moka vous aide déjà à épargner au quotidien, vous allez bientôt pouvoir investir votre petite monnaie dans des fonds socialement responsables. Pour vous y préparer, Moka vous a préparé ce petit lexique.

  • Action : une action est une part de la propriété d’une entreprise cotée en Bourse. Plus vous détenez d’actions dans une entreprise, plus vous investissez dans l’entreprise en question.
  • Obligation : une obligation est une part d’un emprunt émis par une entreprise ou un État. Si vous souhaitez investir, vous pouvez acquérir une de ces obligations. 
  • Bourse : marché financier sur lequel s’effectuent des transactions, c’est-à-dire là où les actions et les obligations des entreprises cotées en Bourse sont vendues et achetées par des investisseurs. La Bourse est dominée par la loi de l’offre et de la demande.

Avec Moka, vous pourrez bientôt investir dans des actions et des obligations par le biais de nos fonds d’investissement socialement responsables, appelés, dans le jargon, des ETF. Mais qu’est-ce que c’est un ETF ?

  • ETF : un ETF (« Exchange-Traded Fund ») est un fonds d’investissement composé d’actions ou d’obligations. En pratique, l’ETF permet d’investir très rapidement en bourse dans des centaines d’entreprises en même temps, ainsi que dans des obligations d’Etat. On peut donc représenter l’ETF comme un panier d’actions ou d’obligations. Ce panier contient des titres très variés, ce qui vous permet de diversifier votre investissement très facilement, et surtout à moindre frais.

Qui dit investissement, dit rendement ou risque de perte en capital ?

  • Risque : investir en bourse est une manière d’obtenir du rendement et donc de faire fructifier son épargne, mais peut également provoquer des pertes plus ou moins importantes. C’est ce que l’on appelle le risque.
    Les facteurs de risque sont nombreux en bourse puisqu’ils dépendent du modèle de risque que vous avez choisi, de la santé du secteur et de l’entreprise dans lesquels vous avez investi, de la fluctuation du marché, etc.
    Plus le modèle choisi est risqué, plus les rendements pourront être importants. A l’inverse, plus vous choisissez un modèle de risque prudent, moins les rendements espérés seront importants.

En investissant avec Moka, vous aurez la possibilité de choisir parmi 3 modèles d’investissement simples et lisibles : prudent, équilibré et audacieux. Vous l’aurez désormais compris, si vous choisissez par exemple le modèle prudent, le niveau de risque sera faible et maîtrisé, mais les rendements seront, eux aussi, plus faibles.

Vous vous sentez armé.e.s pour vous lancer ? 😊

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Est-ce que je dois prendre des risques avec mes investissements ?

On dit que c’est une bonne chose de prendre des risques tôt dans la vie, mais est-ce que ce conseil tient la route en matière d’investissements ? 

En fait, ça dépend vraiment de qui vous êtes et de ce que vous voulez. On s’explique.

Dans le monde de l’investissement, le risque est la probabilité que vous subissiez des pertes financières. 

L’avantage de la prise de risque, cependant, est qu’elle peut aller de pair avec un rendement, c’est-à-dire un profit sur vos investissements, plus élevé à long terme. Si vous vous demandez quel niveau de risque prendre, posez-vous d’abord les deux questions suivantes :

1. Quelle est votre situation financière ?

Il est crucial de déterminer votre tolérance au risque avant de commencer à investir. Le niveau de risque que vous devriez prendre dépend à la fois de 1) votre disposition et 2) votre capacité à tolérer le risque.

Votre disposition à tolérer le risque est votre attitude subjective à l’égard de la prise de risque. Autrement dit : quelles sont vos émotions par rapport à l’investissement ?  Par exemple : « Imaginez que vos actions sont à la baisse. Comment réagiriez-vous ? »Votre réponse à cette question vous donne une bonne idée de votre disposition à prendre des risques, et cette connaissance vous aidera à investir votre argent en conséquence.

Votre capacité à prendre des risques est toute aussi importante. Avant de décider le niveau de risque à prendre, vous devez aussi examiner les facteurs d’ordre quantitatif, comme votre revenu et votre valeur nette. Si vous avez un revenu élevé et une valeur nette importante, vous pouvez vous permettre de subir des pertes à court terme et vous retrouver avec des finances saines à long terme. Par contre, une personne ayant un revenu ou une valeur nette moins élevé ne pourra tout simplement pas se permettre de perdre autant.

2. Quels sont vos objectifs financiers ?

Il est important de vous fixer un objectif avant de commencer à investir. Votre objectif vous aide à déterminer le niveau de risque que vous devriez prendre, parce qu’il indique votre horizon d’investissement, c’est-à-dire la période de temps que vous voulez investir avant d’atteindre cet objectif.

Depuis toujours, les marchés boursiers ont connu de meilleurs rendements sur les investissements à long terme, si on les compare aux investissements dans les obligations ou simplement à la croissance de votre compte d’épargne. 

Cependant, la route vers les profits peut s’avérer longue et agitée. Sur une courte période de temps, il est possible que vos investissements n’aient pas un bon rendement, et vous pourriez même subir une perte. Avec les fluctuations du marché, il est préférable que vous preniez moins de risque si vous avez un objectif à court terme. Si vous épargnez pour un objectif à long terme comme la retraite ou devenir propriétaire, vous pouvez vous permettre de prendre davantage de risques, parce que vous avez le temps de vous rétablir si le rendement sur les marchés connaît des soubresauts. Vous verrez tout de même un profit si vos investissements présentent une tendance générale à la hausse sur le long terme.

Pour bien des jeunes, plus que les objectifs à long terme, la priorité est d’épargner pour réaliser des objectifs à court terme. Si vous tentez d’atteindre un objectif en peu de temps, le fait prendre beaucoup de risques pourrait être décevant. Imaginez que vous essayez d’épargner pour pouvoir vous acheter une maison dans quelques années. Si vous investissez dans un portefeuille à haut risque et que le marché boursier enregistre une baisse importante, vous pourriez bien voir rapetisser votre épargne et vous retrouver encore plus éloigné de votre objectif. Le même principe s’applique aux autres objectifs à court terme, tels que l’achat d’une voiture, des vacances ou le remboursement d’un crédit.

Conclusion : considérez votre situation financière et vos objectifs actuels avant de prendre une décision risquée.

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Pourquoi l’investissement socialement responsable est-il nécessaire ?

On en entend de plus en plus parler, sans vraiment savoir de quoi il s’agit. Pourtant, l’investissement socialement responsable (ISR) représente l’avenir de la finance… et peut-être aussi de votre épargne !

L’investissement socialement responsable consiste à intégrer des critères extra-financiers comme l’environnement, l’éthique ou les questions de justice sociale dans les placements financiers et la gestion de portefeuilles. C’est en 2006, sous l’impulsion de l’ONU, que les Principes pour l’investissement responsable (PRI) ont été créés, ouvrant la voie à un investissement vertueux.  

L’ISR a pour objectif de concilier performance économique et impact social et environnemental, en finançant par exemple les entreprises qui agissent pour la planète, et pour la société. A ce titre, l’ISR peut être considéré comme le pendant financier du développement durable. 

On vous explique pourquoi il est indispensable en 4 points : 

1 – On ne sait pas ce que notre épargne finance réellement

Peut-être détenez-vous un compte épargne ou une assurance-vie dans une banque traditionnelle. Mais savez-vous comment est utilisé l’argent que vous avez placé ? 

Peu d’épargnant.e.s en ont conscience, mais leur argent est en réalité utilisé par les banques pour réaliser des investissements divers, souvent dans des secteurs d’activité polluants  : extraction minière des métaux et minéraux, énergies fossiles, agriculture et pêche intensives…  Selon un rapport de l’Oxfam, l’empreinte carbone des banques représente 4,5 fois les émissions de gaz à effet de serre de la France entière. On estime même que chaque Français.e émet 15 tonnes de CO2 par an avec son épargne ! Ces chiffres nous contraignent à regarder notre épargne d’un autre œil. Que finance-t-elle ? A quoi contribue t-elle ? Avec l’ISR, la transparence est de mise. On sait enfin ce que finance notre épargne : des projets vertueux, qui contribuent à la transition écologique et énergétique. 

2 – C’est un enjeu majeur pour la jeune génération

C’est un fait : les investisseurs se montrent de plus en plus sensibles à la question environnementale. Et parmi eux, les jeunes occupent une place de choix. Selon une étude Morgan Stanley, 84 % des millenials (nés entre les années 1980 et 2000) se sentent peu motivés par l’investissement, sauf lorsqu’il s’agit d’investissement durable. Et 75 % d’entre eux pensent que tous les investissements devraient être socialement responsables aujourd’hui. 

Ainsi, les jeunes attendent des produits financiers qu’ils soutiennent le développement durable, la justice sociale et l’éducation. Au travers de leur épargne, ils souhaitent avoir un impact positif sur la société. Plus que jamais, se pose la question du sens : épargner, oui, mais pas à n’importe quel prix.

3 – L’investissement traditionnel n’a plus la cote

Non seulement les jeunes prennent de plus en plus conscience du caractère polluant de leur épargne, mais ils peinent aussi à se sentir en phase avec les valeurs traditionnelles de la finance. Ainsi, 65 % d’entre eux estiment que les offres d’investissement proposées par les banques ne sont pas adaptées à leurs attentes. Autre chiffre éloquent : 16 % d’entre eux avouent n’avoir pas confiance dans les produits d’investissement. Absence de préoccupation pour la cause environnementale, difficultés à s’adapter aux attentes de l’époque, manque de transparence sur la gestion des fonds… Les banques traditionnelles souffrent de plus en plus d’une image négative. La prise de conscience écologique a engendré de la méfiance chez de nombreux investisseurs, et notamment chez les plus jeunes, qui voient d’un mauvais œil les établissements financiers classiques. 

En conséquence, nombre d’entre eux manifestent leur volonté de se tourner vers des modes d’investissement durable et conformes aux valeurs qu’ils défendent. Mais peut-on vraiment concilier rendement et écologie ? Lisez donc la suite !

4 – L’ISR permet d’allier sens, rendement et impact positif sur la société

Contrairement à certaines idées reçues, l’ISR ne sert pas simplement à se donner bonne conscience. En effet, il allie performance économique et impact social et environnemental. En 2018, les entreprises françaises du secteur de l’environnement ont levé 1,2 milliards d’euros ! Investir dans la transition écologique, ce n’est pas seulement faire une bonne action, c’est aussi bénéficier d’une performance comparable à celle des autres produits financiers. 

Les études réalisées sur le sujet montrent, de manière constante, que l’investissement durable présente des possibilités de risques et de rendement similaires à celles de l’investissement traditionnel. Et pour cause : les fonds ISR choisissent des sociétés performantes et engagées, susceptibles d’offrir une rentabilité sur le long terme. En période de crise, les fonds ISR offrent même une plus grande résistance. Lors de la crise du Covid-19, on a ainsi constaté qu’ils réalisaient de meilleures performances que les fonds classiques. 

De plus, l’investissement socialement responsable offre une grille d’analyse différente, plus nuancée, et enrichie de critères extra-financiers. Elle apporte donc une véritable plus-value. Autant de raisons pour sauter enfin le pas.

Chez Moka, nous allons bientôt lancer l’investissement socialement responsable dans l’application.

Alors, si comme 65 % des jeunes, vous voyez la crise actuelle comme une opportunité d’investir, c’est le moment de vous lancer ! Nous avons à cœur de vous aider à donner du sens à votre épargne, et de vous prouver qu’on peut concilier écologie et rendement financier*. 

On vous en dit plus très bientôt ! 

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La finance, un levier puissant pour un monde meilleur.

La finance n’est-elle pas un levier puissant pour évoluer vers un monde plus égalitaire, plus juste, plus durable ?

Avoir un impact positif sur la société est au cœur de nos valeurs. 

L’inclusion financière est un facteur essentiel si l’on veut réduire les inégalités.

Chaque personne devrait être libre de préparer son avenir, quelle que soit sa situation, ses moyens ou ses connaissances en finance. Avoir un premier apport pour acheter un appartement, payer ses études, s’évader en voyage avec les personnes qu’on aime, avoir un enfant, financer un projet professionnel… 

Chez Moka, nous nous battons pour l’égalité des chances.

Notre raison d’être nourrit notre vision, définit ce que nous sommes et ce que nous voulons offrir à notre communauté.

Notre mission : vous permettre de réaliser vos rêves, sans changer de style de vie.

Chaque personne est unique et c’est justement ce que nous célébrons chez Moka.

Vous permettre de réaliser vos rêves grâce à votre petite monnaie a été un premier pas. En vous redonnant le pouvoir sur votre argent, grâce à ce levier simple, vous prenez des décisions éclairées, qui sont justes pour vous.

Vous permettre d’avoir un impact positif sur la société et la planète, grâce à votre petite monnaie, est un second pas. Investir à partir d’1 € dans des fonds socialement responsables est le cœur de notre métier. Ce service verra le jour en début d’année dans notre application.

Chacun de vos arrondis, déposés chez Moka, vous permettront d’allier l’utile à l’agréable : faire fructifier votre épargne, financer l’économie réelle, tout en faisant un geste altruiste. Ce sera simple, accessible et transparent.

Nous vous réservons quelques surprises d’ici au lancement : des articles pour mieux comprendre l’investissement socialement responsable, un avant-goût de notre produit, et un bonus surprise.

D’ici-là, nous vous souhaitons de très belles fêtes de fin d’année.

Prenez soin de vous.

A bientôt,

Philip Barrar
CEO fondateur de Moka

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J'investis !

Pourquoi l’investissement peut contribuer à rendre le monde meilleur ?

Notre mission sociale est notre raison d’être chez Moka : vous permettre d’atteindre vos objectifs de vie.

Comment ? En mettant l’épargne et l’investissement à la portée de toutes et tous, quels que soient ses moyens et ses connaissances en finance. 

Alors si pour vous “investissement” et “monde meilleur” sont des termes antinomiques, voire totalement incompatibles, on relève le défi en vous faisant découvrir l’investissement socialement responsable 🌎

C’est parti 🤩

1 – Test avec l’industrie de la mode : dans quelle entreprise souhaitez-vous investir ?

Prenons deux marques de mode fictives qui fabriquent et vendent des vêtements pour hommes et pour femmes. Appelons ces deux marques Tic et Tac et supposons qu’elles aient une part de marché et des ventes similaires.

Tic est une marque “française” qui délocalise la fabrication de ses vêtements dans des pays sous développés et fait travailler ses sous-traitants dans des conditions précaires, pour un salaire bas. Les plantes qui fournissent la matière première sont aspergées de pesticides qui finissent par polluer l’environnement après le lavage des vêtements en machine. Tic surproduit pour proposer à ses clients toujours plus de collections dans ses boutiques en Europe et brûle systématiquement ses invendus, en masse. 

Tac est une marque française dont le parti-pris est de favoriser la qualité à la quantité. Tac a conservé toutes ses usines de fabrication en France et en Europe, et réalise des mini-collections pour éviter les stocks et les invendus. Les employés sont justement rémunérés et les vêtements sont fabriqués à partir de matières recyclées éco-responsables. Tac aime apporter du sens à l’histoire de ses vêtements en expliquant à ses clients le choix des matières, de leurs formes, de leurs couleurs, ou de la personne qui les a imaginée. 

Verdict : avez-vous envie d’investir dans Tic ou dans Tac ? 

Vous l’aurez compris, quelque soit votre préférence, investir dans Tac représenterait objectivement un investissement socialement responsable.

L’Investissement Socialement Responsable (ISR), c’est quoi ? 🧐

C’est tout simplement une autre manière d’envisager l’investissement. Cela signifie concrètement d’investir sur les marchés financiers en achetant des actions ou des obligations auprès d’entreprises qui contribuent au développement durable 🌱

En bref, investir dans des entreprises qui, comme Tac, ont des pratiques responsables et des modèles économiques plus résistants face aux crises qui peuvent survenir (réchauffement climatique, Covid-19…). 

Selon notre expert Dave Fortin, prendre en compte ces critères extra-financiers permet d’avoir une vision globale des risques supportés par l’entreprise et peut avoir une influence significative sur sa performance à moyen et long terme.

Une entreprise comme Tac est plus à l’aise pour gérer les risques qui se présentent à elle. En respectant l’environnement, et les personnes avec qui elle travaille, Tac peut éviter des frais juridiques, de réglementation et de chute des investissements. En créant des relations durables et saines avec son écosystème (clients, employés, sous-traitants, actionnaires…), Tac se forge une réputation solide et durable. 

2 – L’investissement socialement responsable : une mode ou une tendance de fond ?

Les Nations Unies ont lancé en 2006, les PRI (Principes pour l’Investissement Responsable) pour inciter les investisseurs à intégrer les problématiques environnementales, sociales et de gouvernance dans la gestion de leurs portefeuilles d’investissement. 

Les Accords de Paris sur le climat ont ensuite marqué en 2015 un tournant majeur pour l’investissement responsable.

Le changement climatique a commencé à faire évoluer les mentalités des marchés au sujet des entreprises cotées qui ne tiennent pas compte de l’impact de leur activité sur l’environnement.

Cette prise de conscience des enjeux climatiques a encouragé les sociétés de gestion à lancer et à commercialiser davantage de fonds socialement responsables. 

Depuis, l’ISR a vraiment gagné du terrain : il représente 1081 milliards d’euros en France, soit environ un tiers des actifs sous gestion, selon une étude de 2018 réalisée par l’Association française de la gestion financière (AFG) et le Forum pour l’investissement responsable.

Au niveau planétaire, l’ISR pèse plus de 23.000 milliards de dollars, soit 75 % de plus qu’il y a quatre ans 🚀

75 % des jeunes entre 18 et 35 ans affirment que les investissements devraient tous être socialement responsables aujourd’hui.

Selon notre étude menée avec OpinionWay « Les jeunes et l’argent : je t’aime moi non plus« , 75 % des jeunes entre 18 et 35 ans affirment que les investissements devraient tous être socialement responsables aujourd’hui.

Fait intéressant : avec le Covid-19, les entreprises en Bourse ayant de bonnes pratiques sociales et environnementales s’en sortent bien mieux que les autres.

La raison est simple : les fonds ISR sont moins investis que les autres dans les valeurs dites cycliques, très sensibles à la conjoncture, et excluent les sociétés ayant un impact néfaste pour l’environnement comme les entreprises pétrolières, fortement pénalisées en Bourse avec la crise.  

3 – L’ISR peut-il allier responsabilité et rendement ?

Si par le passé, les analystes associaient systématiquement l’ISR à un rendement faible, les rapports montrent aujourd’hui tout le contraire.

C’est le cas du rapport 2019 réalisé par La Financière de l’Echiquier (LFDE) grâce à la notation de près 500 entreprises, sur une période de 9 ans. Il révèle que la prise en compte des critères ESG favorise la performance dans la durée, et que l’ISR propose même un meilleur rendement que celui des investissements traditionnels. Voici ses principaux enseignements : 

  • Sur 9 ans, le portefeuille des meilleurs profils ESG génère une performance 2,3 fois supérieure à celui des pires profils ESG.
  • Pris séparément, les critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance sont tous sources de performance à long terme.
  • Les entreprises qui affichent de mauvaises notes de gouvernance sont celles qui génèrent le moins de performance dans la durée. 
  • Le couple rendement-risque est plus favorable aux portefeuilles des meilleurs profils ESG. Sur 9 ans, le ratio rendement-risque des portefeuilles composés des meilleures notes ESG est 1,7 fois supérieur à celui des plus mauvaises notes, et plus généralement, à celui des indices boursiers.

Après ces différents enseignements, on espère que cet article vous aura initié à l’ISR et que vous aurez envie, à votre tour, de dynamiser votre épargne en finançant l’économie réelle !

Chez Moka, notre mission sociale est de rendre l’investissement socialement responsable accessible à toutes et tous.

Grâce au système d’arrondis automatiques et à d’autres fonctionnalités simples et novatrices, votre petite monnaie est investie dans des entreprises qui s’emploient à avoir un impact positif sur la planète et sur la société. En plus d’économiser et de préparer votre avenir, vous contribuez à rendre le monde meilleur.

Cette fonctionnalité arrivera très bientôt dans l’appli 🌱

Pour télécharger gratuitement Moka, cliquez ici.

Lexique 👇

Une action est un titre de propriété. Autrement dit, l’investisseur possède une part du capital d’une entreprise.

Une obligation est un titre de créance. Autrement dit, l’investisseur prête son argent à une entreprise. En prêtant son argent, l’investisseur perçoit des intérêts et finit par être remboursé de la somme avancée.