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Achat immobilier : comment se constituer un apport personnel ?

Faire l’acquisition d’un bien immobilier est un projet important, tant sur le plan matériel qu’émotionnel. Mais, bien souvent, un apport personnel est nécessaire pour le concrétiser. De quoi s’agit-il exactement, et surtout : comment épargner dans cette perspective ? 

Découvrez ici 5 conseils pratiques. 


L’apport personnel, qu’est-ce que c’est ?

L’apport personnel est la part du montant apporté par l’acquéreur au moment de l’achat d’un bien immobilier, hors prêt bancaire. Il a généralement vocation à financer (a minima) les frais de notaire. S’il n’est pas obligatoire, certaines banques peuvent le demander. En effet, un apport personnel constitue une sécurité : il signifie que vous êtes capable d’épargner en vue d’un projet, mais aussi que vous pouvez rembourser un crédit immobilier chaque mois. Ainsi, plus son montant est élevé, plus les banques sont en mesure de proposer des crédits avec un taux d’intérêt intéressant. L’apport personnel varie selon les moyens de chacun, mais il est généralement situé entre 10 et 30 % du prix d’achat. On dit qu’il est « significatif » à partir de 20 %, hors frais de notaire. 

Comment me constituer un apport personnel en vue d’un achat immobilier ?

Comme souvent en matière de finances, l’essentiel est de commencer tôt. Ainsi, plus vous épargnez jeune, plus vous augmentez vos chances d’obtenir une somme importante, notamment grâce à l’effet de capitalisation. Mais ce n’est évidemment pas le seul moyen de se constituer un apport personnel ! Voici quelques conseils pour vous aider à atteindre votre objectif. 

1. Revoir son budget 

Cela paraît évident, et pourtant : combien d’entre nous font leur budget chaque mois ? Combien savent où vont exactement leurs dépenses ? Pourtant, ces informations sont cruciales. Avant d’épargner pour un apport personnel, il est important de savoir où va votre argent. Pour cela, vous pouvez utiliser une application de gestion de budget ou un tableau Excel. Analysez vos dépenses incompressibles (loyer, factures, courses, transport, etc.) et vos dépenses non nécessaires (loisirs, sorties…), et regardez où vous pouvez faire des économies. Livraison de repas, abonnements, achat de vêtements… Il y a forcément des catégories où vous pouvez réduire vos dépenses, sans que cela n’impacte votre qualité de vie. Celles-ci sont propres à chacun. 

Une fois que vous avez calculé votre budget, déterminé le montant que vous pouvez affecter à votre épargne et la somme dont vous aurez besoin pour votre apport personnel, il est temps de passer à l’étape supérieure. 

2. Automatiser son épargne 

Plus question de mettre de l’argent de côté de temps en temps, de manière non régulière… ! Si vous souhaitez épargner en vue de vous constituer un apport personnel, il est important de traiter votre épargne comme une dépense nécessaire. Faites comme si votre épargne était une facture d’électricité, et programmez des virements automatiques. Ces virements peuvent être hebdomadaires, bimensuels ou mensuels, selon votre préférence. Ils devront être revus (à la hausse comme à la baisse) si vos revenus connaissent une évolution. Pensez également à prendre en compte les rentrées d’argent exceptionnelles. La prime de fin d’année que vous venez de toucher ? Le chèque de vos grands-parents pour votre anniversaire ? Hop, plutôt que les dépenser, affectez-les directement à votre épargne. 

Le montant que vous épargnez dépend de vos capacités financières et de votre situation personnelle. Vous pouvez par exemple décider d’épargner 10% de vos revenus chaque mois, mais ce pourcentage peut être plus ou moins élevé. Le plus important, c’est la régularité. 

3. Ouvrir un compte exclusivement dédié à votre objectif

Un bon moyen de mettre de l’argent de côté sans être tenté.e de le dépenser est d’ouvrir un nouveau compte, uniquement dédié à votre apport personnel. Privilégiez les supports qui proposent un rendement annuel (inutile, donc, d’ouvrir un second compte courant !). Vous pouvez par exemple utiliser l’application Moka, qui en plus de vous aider à épargner de façon automatique et sans efforts, vous permet de choisir entre trois modèles de portefeuille (Prudent, Équilibré ou Audacieux), en fonction de vos projets et de votre appétence au risque. Moka investit pour vous dans des fonds labellisés ISR (Investissement Socialement Responsable), qui visent à concilier performance économique et impact social et environnemental. Vos projets contribuent donc à rendre le monde meilleur, plutôt pas mal ?

4. Recourir à tous les extras possibles 

Louer son appartement, sa voiture, sa place de parking, revendre ses meubles ou ses vêtements, donner des cours particuliers… Aujourd’hui, il existe de nombreux moyens de se faire un peu d’argent “de poche”. N’hésitez donc pas à vous trouver une activité complémentaire, et à utiliser les revenus qu’elle génère pour renforcer votre apport personnel. 

5. Demander de l’aide 

En France, il existe plusieurs types de prêts aidés : prêt fonctionnaire, prêt à taux zéro, prêt 1% logement… N’hésitez pas à vous renseigner en amont pour construire votre stratégie d’épargne et déterminer le montant de l’apport personnel dont vous aurez besoin. 

Par ailleurs, vous pouvez également (si vous en avez la possibilité) demander de l’aide à votre famille. Pour information, les parents sont autorisés à donner jusqu’à 100 000 € à chacun de leurs enfants tous les 15 ans, sans payer d’impôts. Les grands-parents, quant à eux, peuvent donner jusqu’à 31 865 € tous les 15 ans. Même si toutes les familles ne peuvent évidemment pas réaliser ces donations, il s’agit d’une piste à explorer.