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Toutes les questions que vous vous posez sur l’ISR

L’investissement socialement responsable (que l’on connaît mieux sous son abréviation ISR) consiste à intégrer des critères extra-financiers comme le respect de l’environnement, le bien-être des salariés, la justice sociale, ou la gouvernance éthique dans les placements financiers. L’objectif ? Concilier performance économique et impact social et environnemental, en finançant les entreprises qui agissent de manière vertueuse, ou en excluant des portefeuilles celles dont les activités ont un effet néfaste sur l’environnement. 

A l’heure où de plus en plus d’individus prennent conscience des enjeux climatiques, et se demandent comment s’engager à leur échelle, l’ISR apparaît aujourd’hui comme une valeur refuge. Selon un récent rapport de l’Oxfam, les investissements et les financements réalisés par les six plus grandes banques françaises risquent de nous conduire à une hausse des températures de 4 degrés Celsius d’ici la fin du siècle… soit 2,5 degrés de plus que l’objectif fixé dans l’accord de Paris. Il y a donc urgence. 

Comment, alors, remettre du sens (et de l’éthique) dans son épargne ? Moka répond pour vous aux questions que vous vous posez sur l’ISR.

 L’ISR représente t-il vraiment l’avenir ?

Ces dernières années, les encours ISR n’ont pas cessé de grandir ! Le volume d’encours des fonds socialement responsables a quasiment doublé en 2019, passant de 149 milliards d’euros en décembre 2018 à 278 milliards d’euros en décembre 2019. De même, le nombre de fonds ISR a connu une croissance de 44% en 2019. Cette dynamique devrait être confirmée dans les années à venir, d’autant que la crise sanitaire a révélé chez les individus un vrai besoin de sens, d’éthique et de justice sociale.

L’ISR est-il performant ?

On pourrait penser que l’ISR sert juste à se “donner bonne conscience”. C’est une idée reçue ! 

Une méta-analyse menée en 2015 par l’université d’Oxford et Arabesque Partners conclut ainsi que « 80 % des études examinées montrent que les pratiques de durabilité prudentes ont une influence positive sur la rentabilité des investissements ». Pourquoi ? Parce que prendre en compte des critères extra-financiers comme la justice de genre ou le respect de l’environnement offre une analyse enrichie. 

D’ailleurs, en période de crise, les fonds ISR montrent une meilleure résistance que les fonds classiques. C’est ce qu’on a pu observer lors de la crise du Covid-19.  

Pourquoi l’ISR a t-il autant de succès ?

Parce que les français.es veulent remettre du sens dans leurs investissements. De plus en plus conscient.e.s du caractère polluant des activités bancaires (on estime que chaque français.e émet 15 tonnes de CO2 par an avec son épargne…), elles et ils éprouvent le besoin d’agir, de se tourner vers une finance plus vertueuse qui protège la planète au lieu de la détruire.  

L’exclusion sectorielle, c’est quoi ?

L’approche d’exclusion sectorielle consiste à exclure des fonds d’investissement des entreprises dont les pratiques sont controversées et dont les activités nuisent à l’environnement. Elle fait partie intégrante des stratégies d’investissement responsable.

On distingue généralement deux types d’exclusion :

  • L’exclusion sectorielle, qui consiste à exclure certains secteurs d’activité comme l’industrie de l’armement, de l’alcool, du tabac, de la pornographie… 
  • L’exclusion normative, qui écarte des entreprises qui ne répondent pas aux critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). Celles-ci peuvent avoir une activité néfaste pour l’environnement, ou ne pas respecter les droits humains.

Il existe néanmoins plusieurs types de fonds ISR, et tous ne procèdent pas par exclusion. Il est ainsi possible de trouver des fonds ISR avec des sociétés du secteur pétrolier, du moment que celles-ci sont considérées comme meilleures que leurs concurrents sur la base des critères ESG. Cette stratégie, appelée “Best-in-Class”, est d’ailleurs l’une des plus populaires.

L’ISR est-il vraiment plus résistant que l’investissement “standard” ?

Eh bien oui ! Pendant les premiers mois de la crise du Covid-19, les fonds durables ont mieux résisté que les autres. Selon le site Morningstar, en mars 2020, 62 % des fonds ESG ont enregistré de meilleures performances que l’indice boursier MSCI world, qui réunit les plus grandes sociétés mondiales.

Et ce n’est pas juste une tendance passagère. Pour les professionnels de la finance, la crise du Covid va transformer à long terme la manière dont l’investissement est abordé, avec une plus grande importance accordée aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance.

Comment Moka peut m’aider à me lancer dans l’investissement socialement responsable ? 

C’est très simple et rapide. En quelques minutes, Moka investit votre argent dans des fonds socialement responsables, labellisés ISR (plus d’informations ici !) 

De quoi s’agit-il ? Le Label ISR, décerné par le Ministère français de l’Economie et des Finances, permet aux investisseurs de distinguer les fonds d’investissement socialement responsables qui incluent des critères éthiques et environnementaux, des fonds d’investissement dits “classiques”. Il est un gage de qualité. 

Deux options sont possibles pour investir avec Moka

  • L’arrondi à l’euro supérieur (appliqué à toutes vos dépenses) ;
  • Les versements volontaires, ponctuels ou récurrents. 

Notre équipe d’experts a sélectionné pour vous 3 fonds labellisés ISR dans la gamme Actions d’Amundi et 2 fonds obligataires gérés par PGIM, deux grandes sociétés de gestion. Leur combinaison permet de constituer trois modèles de portefeuille : Prudent, Équilibré et Audacieux. A vous de choisir selon votre profil, vos besoins et votre appétence au risque. 

Il n’y a pas de minimum requis, ce qui permet d’investir à son rythme et sans pression. 

Bien entendu, l’investissement en actions et obligations n’est jamais sans danger. Il faut ainsi garder à l’esprit qu’en investissant, vous vous exposez à la possibilité d’un rendement, mais aussi à celle de perdre une partie de votre capital.